
« Quand l’Étoile Guide les Cœurs : L’Histoire de Fida, Enfant Déplacée d’Irak, et le Combat des Chrétiens Persécutés »
Au cœur des bouleversements géopolitiques qui secouent le Moyen-Orient depuis plusieurs décennies, certaines histoires humaines émergent avec une force spirituelle rare. Des récits qui ne parlent pas seulement de guerre, de fuite ou de souffrance, mais aussi de foi, de résilience et d’espérance. L’histoire de Fida, une jeune chrétienne irakienne déplacée dès sa naissance, fait partie de ces témoignages puissants qui rappellent au monde que, même au milieu des ténèbres, la lumière du Christ continue de briller.
Loin d’être un simple fait divers, le parcours de Fida est le reflet de la réalité vécue par des milliers de chrétiens persécutés à travers le monde. Son histoire, rapportée par l’organisation chrétienne Portes Ouvertes, révèle la profondeur de la foi transmise au sein de familles contraintes de tout abandonner pour survivre, mais déterminées à ne jamais renier Jésus-Christ.
Fida est née dans la plaine de Ninive, une région emblématique de l’histoire du christianisme en Irak. Cette terre, évangélisée dès les premiers siècles, abritait autrefois une communauté chrétienne vivante, enracinée dans la foi et la tradition. Mais en 2014, l’arrivée brutale du groupe État islamique à Mossoul et dans les environs a transformé cette région en un lieu de terreur pour les chrétiens. Ceux-ci sont rapidement devenus des cibles, accusés d’être des infidèles, menacés de mort, de conversion forcée ou d’exil. C’est dans ce contexte que la famille de Fida a été contrainte de fuir, comme des milliers d’autres, abandonnant maison, souvenirs et stabilité du jour au lendemain, comme le rapporte le témoignage publié par Portes Ouvertes.
À peine âgée de deux mois, Fida ne se souvient pas de cette fuite, mais elle en porte les traces à travers les récits douloureux de ses parents et de ses grands-parents. Salim, son grand-père, évoque encore aujourd’hui la panique, l’urgence et la peur qui accompagnaient chaque pas. Les familles chrétiennes n’avaient que quelques heures pour partir, sous peine de représailles. Les maisons étaient marquées d’une lettre arabe désignant les chrétiens, signalant qu’ils n’étaient plus les bienvenus sur leur propre terre.
La fuite fut marquée par des scènes d’une violence psychologique extrême. Jollet, la mère de Fida, raconte comment les miliciens ont confisqué jusqu’au lait destiné à nourrir le nourrisson. Les routes étaient encombrées de familles désespérées, cherchant un moyen de transport, un refuge, un lieu sûr où recommencer à vivre. Beaucoup ont trouvé refuge dans des camps de déplacés, d’autres dans des bâtiments d’église transformés en abris de fortune, souvent surpeuplés et précaires.
Dans cet environnement instable, l’Église locale est devenue bien plus qu’un lieu de culte. Elle s’est transformée en un refuge, un espace de solidarité et un pilier de survie spirituelle. Grâce au soutien d’organisations chrétiennes engagées, notamment Portes Ouvertes, de nombreuses familles déplacées ont reçu une aide vitale : nourriture, produits de première nécessité, accès à l’éducation, soutien psychologique et accompagnement spirituel. Ces initiatives visaient non seulement à répondre à l’urgence humanitaire, mais aussi à préserver la foi et l’espérance de communautés profondément traumatisées.
C’est dans ce cadre que Fida a grandi. Une enfance marquée par le déplacement, mais aussi par une transmission forte de la foi. Malgré les épreuves, ses parents ont tenu à lui enseigner l’amour de Jésus-Christ, la prière et la confiance en Dieu. Aujourd’hui âgée de 11 ans, Fida exprime une maturité spirituelle saisissante. Elle confie aimer prier à l’église et demander à Jésus de protéger sa famille, ses proches et tous ceux qui souffrent. Des paroles simples, mais profondément révélatrices d’une foi forgée dans l’épreuve.
L’un des symboles les plus marquants de son témoignage est une étoile de Noël. Chaque année, Fida place cette étoile au sommet du sapin familial. Pour elle, elle représente l’étoile qui a guidé les mages vers Jésus, mais aussi la direction de Dieu dans sa propre vie. Cette étoile est devenue un symbole d’espérance, un rappel que, même lorsqu’on est forcé de marcher dans l’obscurité, Dieu continue de guider ses enfants pas à pas. Ce détail poignant, rapporté dans le témoignage publié par Portes Ouvertes, illustre à quel point la foi peut devenir un ancrage puissant, même pour un enfant.

L’histoire de Fida dépasse largement son cas personnel. Elle est le reflet d’une réalité mondiale alarmante. Aujourd’hui encore, des millions de chrétiens vivent sous une pression intense en raison de leur foi. Dans des pays comme l’Irak, la Syrie, le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Soudan ou encore la Corée du Nord, confesser le nom de Jésus peut coûter la liberté, les biens, voire la vie. Les rapports récents sur la persécution des chrétiens, publiés par des organisations spécialisées, montrent une augmentation préoccupante des violences, des déplacements forcés et des discriminations à l’encontre des croyants.
En Afrique subsaharienne, notamment dans certaines régions du Nigeria et de la RDC, des villages chrétiens entiers ont été attaqués par des groupes armés. Des églises ont été incendiées, des pasteurs enlevés ou tués, et des familles contraintes de fuir dans des conditions dramatiques. Au Soudan, malgré certains changements politiques, les chrétiens restent exposés à des menaces constantes, à des restrictions sévères et à une hostilité sociale persistante. Ces réalités, documentées par des organisations de défense des chrétiens persécutés, rappellent que la liberté religieuse demeure fragile dans de nombreuses régions du monde.
Face à ces situations, le témoignage de Fida agit comme un miroir pour l’Église mondiale. Il nous interpelle sur notre propre foi, notre confort spirituel et notre responsabilité envers nos frères et sœurs persécutés. Il nous rappelle que la vie chrétienne n’est pas uniforme, qu’elle peut être marquée par la souffrance, mais aussi par une espérance indestructible lorsqu’elle est enracinée en Christ.
L’histoire de Fida nous enseigne plusieurs vérités essentielles. D’abord, la persécution n’épargne personne, pas même les enfants. Ensuite, l’Église, lorsqu’elle reste fidèle à sa mission, peut devenir un refuge puissant, capable de restaurer des vies brisées. Enfin, elle démontre que la foi en Jésus-Christ ne dépend pas des circonstances, mais de la relation personnelle avec Dieu, entretenue jour après jour, même dans l’adversité.
À travers ce témoignage, une question se pose à chacun de nous : que faisons-nous, en tant que chrétiens libres de pratiquer notre foi, pour ceux qui souffrent à cause de leur engagement envers Christ ?
Il est temps de répondre par la prière et par l’action.
Prions pour les chrétiens persécutés à travers le monde. Prions pour les familles déplacées, pour les enfants comme Fida, qui grandissent loin de leur terre natale. Prions pour que Dieu les protège, les fortifie et les console. Prions pour que les Églises locales soient des lieux de refuge, de guérison et de croissance spirituelle. Prions également pour que les cœurs des persécuteurs soient touchés et transformés par l’amour de Christ.
Au-delà de la prière, soutenons-les concrètement. En nous informant, en partageant leurs histoires, en soutenant les œuvres qui œuvrent sur le terrain, et en refusant de rester silencieux face à l’injustice. Le corps de Christ est un, et lorsque l’un de ses membres souffre, c’est toute l’Église qui est appelée à se tenir à ses côtés.
Que l’histoire de Fida ne soit pas seulement un témoignage que l’on lit, mais un appel qui nous pousse à aimer, à prier et à agir. Que son étoile continue de nous rappeler que, même dans les nuits les plus sombres, Jésus-Christ demeure la lumière du monde.
Amen.


