Bertoua : Le MINAT visite l’hôpital de la CMCI

Le 27 mars 2025, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale (MINAT), a conclu sa visite dans la région de l’Est par une visite à l’hôpital de la Communauté Missionnaire Chrétienne Internationale (CMCI), situé dans le quartier Koumé à Bertoua. Ce geste symbolique a marqué son engagement envers les structures religieuses et leur rôle dans le développement communautaire.

La CMCI : Une lumière dans l’Est du Cameroun

La CMCI (Communauté Chrétienne Internationnale) est une église qui a choisi Bertoua comme siège mondial. Sur un site de plus de 40 hectares, elle a développé plusieurs infrastructures, notamment un hôpital, une imprimerie, un hall de 100 000 places, une université avec des filières autorisées par l’État, un collège et une école bilingue. Ces structures témoignent de l’impact significatif de la CMCI dans la région, offrant des services essentiels et un refuge spirituel à des milliers de fidèles.

Le fondateur de la CMCI : Pr. Zacharias Tanee Fomum

La CMCI à été fondé par le Pr. Zacharias Tanee Fomum, un homme de foi et de science. Né le 20 juin 1945 à Bamenda, il a marqué son époque par son dévouement à l’évangélisation et à la formation des disciples. Titulaire de plusieurs diplômes prestigieux, dont un Doctorat en Chimie Organique, il a également écrit plus de 150 livres sur la foi chrétienne, traduits en plusieurs langues. Décédé en 2009, son héritage continue d’inspirer des milliers de croyants à travers le monde.

Les églises de réveil au Cameroun : Entre foi et défis

Le Cameroun est un pays où la foi chrétienne joue un rôle central dans la vie de nombreux citoyens. Les églises de réveil, avec leurs sermons enflammés et leurs promesses de miracles, attirent des foules en quête de réconfort et de guérison spirituelle. Cependant, leur prolifération rapide a suscité des préoccupations.

Selon les données officielles, seules 47 églises sont reconnues légalement par l’État, tandis que plus de 3 000 églises de réveil opèrent sans autorisation. Cette situation a conduit le MINAT à intensifier les mesures de régulation. À Yaoundé IV, par exemple, plusieurs églises illégales ont été fermées récemment. À Douala, ce chiffre dépasse les également, et dans la région de l’Est, environ 120 églises ont été contraintes de fermer leurs portes.

L’impact sur les fidèles

La fermeture des églises a des conséquences profondes sur les communautés. Pour de nombreux Camerounais, ces lieux de culte représentent des espaces de réconfort et d’espoir dans un contexte socio-économique difficile. Les églises de réveil, en particulier, offrent une expérience de foi personnelle et émotionnelle qui résonne profondément avec leurs membres.

Cependant, certaines églises ont été accusées de manipuler la foi des fidèles à des fins personnelles, justifiant ainsi les actions du gouvernement. Malgré cela, la perte de ces espaces spirituels laisse un vide émotionnel et social pour les croyants. Les fidèles se retrouvent souvent désemparés, cherchant de nouveaux lieux pour nourrir leur foi et leur espoir.

Par Ayofanc

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